chercheur et islamologue américain
d'origine indo-pakistanaise
Voir une présentation de "Pourquoi je ne suis pas musulman" de Ibn Warraq
"Expliquer toute chose par Dieu, cela revient à couper court à toute question, à réprimer toute curiosité intellectuelle, à étouffer tout
progrès scientifique. On n'est guère avancé en disant que la merveilleuse variété et l'impressionnante complexité des organismes vivants sont un miracle. C'est encore moins une explication
scientifique...
Seul un scientifique en proie à un sentiment d'émerveillement sent que l'extraordinaire complexité a besoin d'être expliquée. En formulant des hypothèses qui seront testées, il essayera de
démystifier les prétendus mystères de l'univers. Au contraire, l'homme religieux se contentera de remarquer platement que tout fut créé par Dieu."
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)
"C'est en promettant une récompense au paradis aux martyrs qui meurent en combattant pour l'islam que Muhammad fut capable de
développer l'un des legs les plus maléfiques du Coran, la notion de guerre sainte... Les fanatiques ont été utilisés d'une manière effrayante tout au long de l'histoire de l'islam. Les martyrs
ont été employées pour commettre des assassinats politiques bien avant ceux des XIe et XIIe siècles."
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)
"Nous pouvons aussi nous demander comment une loi dont les premiers principes furent établis il y a plus d'un millénaire, et dont
la substance n'a pas évolué depuis, pourrait encore être d'actualité au XXe siècle. La charia ne reflète que les conditions sociales et économiques des premiers abbassides et on l'a conservée
sans tenir compte des développements ultérieurs de la société. ...aussi longtemps que nous penserons que le Coran est éternellement vrai et qu'il apporte une réponse à tous les problèmes du monde
moderne, il n'y aura aucun progrès. Les principes contenus dans le Coran sont antithétiques au progrès moral."
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)
"...il n'existe pas de différence entre l'islam et l'intégrisme islamique."
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)
"Les militants islamistes n'ignorent pas que l'islam est incompatible avec les principes de la Déclaration Universelle des Droits
de l'Homme. Ils se sont réunis à Paris en 1981 pour rédiger une Déclaration Islamique des Droits de l'Homme qui occulte toutes les libertés qui contredisent la loi islamique. Plus préoccupant
encore est le fait que sous la pression des États musulmans, l'article 18 de la Déclaration des Nations-Unies a été révisé en novembre 1981. La liberté de religion et le droit de changer de
religion ont été supprimés et seul le droit d'avoir une religion fut conservé."
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)
"N'y a-t-il meilleur symbole [...] d'impérialisme musulman que l'image [d'un peuple] qui se prosterne cinq fois par jour vers
[...] l'Arabie?"
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)
"L'islam décourage toute innovation et tout problème est traité comme un problème religieux même s'il est purement économique ou
social."
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)
"L'islam, en particulier l'islam politique, s'avère totalement incapable de faire face aux problèmes du monde
moderne."
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)
"L'obstacle majeur au développement des droits de l'homme dans l'islam, c'est Dieu ou, pour être plus précis, [...] c'est la
vénération du Coran et de la sunnah."
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)
"Si évolution naturelle du polythéisme au monothéisme il y a, alors, ne pourrait-il pas y avoir une évolution naturelle du
monothéisme vers l'athéisme?"
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)
"Le plus nocif des legs de Muhammad est peut-être d'avoir soutenu que le Coran est la parole même de Dieu, vraie à jamais, faisant
ainsi obstacle à tout progrès intellectuel et oblitérant tout espoir de liberté de pensée qui seuls permettraient à l'islam d'entrer dans le XXIème siècle."
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)
"Avant même de pouvoir lire ou écrire ma langue maternelle, j'avais appris le Coran par coeur, en arabe, sans en comprendre un traître mot; ainsi en est-il pour
des centaines de millions d'enfants musulmans. Dès que j'ai été capable de raisonner par moi-même, j'ai rejeté tous les dogmes religieux que l'on m'avait fait ingurgiter. Je me considère
aujourd'hui comme un humaniste laïc, qui croit que toutes les religions sont des rêves d'hommes débiles, de toute évidence fausses et pernicieuses."
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)
"Alors qu'on culpabilise tous les Européens avec le colonialisme et l'impérialisme occidentaux [...], l'impérialisme arabe est au
contraire présenté comme un objet de fierté pour les musulmans. [...] Personne ne s'avise de faire remarquer que l'islam a colonisé des territoires qui appartenaient à des civilisations
anciennes, et que ce faisant, il a écrasé et réduit à néant de nombreuses cultures."
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)
"La nature totalitaire de l'islam n'est nulle part plus apparente que dans le concept de Jihad, la guerre sainte, dont le but
final est de conquérir le monde entier et de le soumettre à la seule vraie religion, à la loi d'Allah. [...]. Les musulmans ont le devoir de se battre et de tuer au nom
d'Allah."
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)
"Il est difficile pour l'Occident d'imaginer le pouvoir qu'exercent les mollahs sur les masses, les poussant à perpétrer les actes
les plus vils, au nom de Dieu. Un groupe de musulmans hystériques, manipulés par un mollah, a lapidé un enfant abandonné, au motif qu'il était probablement le fruit d'une union illégitime et donc
qu'il ne pouvait pas être toléré. Une autre foule a coupé la main d'un homme parce que le mollah qui la menait avait prétendu que cet homme était un voleur, sans preuve, sans procès, juste sur la
parole du mollah."
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)
"Même si nous concédons que les musulmans conservateurs ont interprété la charia à leur façon,
qu'est-ce qui nous donne le droit de dire que leur interprétation est fausse et que celle des musulmans libéraux est authentique? Qui peut dire ce qu'est l'islam authentique? Pour beaucoup de
spécialistes, la charia demeure l'essence de la civilisation islamique. En fin de compte, on peut interpréter la charia avec une certaine souplesse, mais elle n'est pas pour autant indéfiniment
élastique."
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)
"La vérité, c'est que l'islam ne parviendra jamais à la démocratie ni au respect des droits de l'homme aussi longtemps qu'il s'en
tiendra à la charia et qu'il n'y aura pas de séparation de l'Église et de l'Etat. Mais, comme Muir le fait si justement remarquer : "Une religion réformée qui remettrait en question l'autorité
divine sur laquelle elles (les institutions de l'islam) reposent ou qui essayerait, par des choix rationnels ou des compromissions, de mener à bien un changement, ne serait plus l'islam"."
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)
"L'essor du fascisme et du racisme en Occident est la preuve que tout le monde n'est pas amoureux de la démocratie. Par
conséquent, la bataille finale ne sera pas nécessairement entre l'islam et l'Occident mais entre ceux qui attachent du prix à la liberté et ceux qui n'en attachent aucun."
(Ibn Warraq / Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)
"Tous les musulmans, et pas seulement un petit groupe d'intégristes, croient fermement que le Coran est réellement la parole de
Dieu! Et leur clergé a torturé, exterminé tous les penseurs qui ont tenté de réformer ce message. Il n'y a hélas pas eu de Luther dans l'islam, et la pression sociale et politique exercée sur les
musulmans modérés les a empêchés d'imaginer, d'oser une sorte de Vatican II où l'on aurait humanisé, modernisé cette religion en tenant compte du droit à l'éducation, de l'égalité entre hommes et
femmes, du droit de tous les peuples à vivre leur foi en paix."
(Ibn Warraq / interview "Le Matin" 14 octobre 2001)

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